
Prolapsus
Comment vivre avec un prolapsus génital ou "descente d'organes" ?Par Maellie Vezien le 20/05/2026
Revue par le Dr Marc Zanello, Neurochirurgien
Mise à jour le 19/05/2026
La neurostimulation, aussi appelée stimulation médullaire, est un traitement non médicamenteux invasif de la douleur neuropathique. Elle repose sur la mise en place d'un dispositif implanté dans le corps afin de masquer le signal douloureux aberrant envoyé par le système nerveux.
💡 Le saviez-vous ? La douleur neuropathique répond mal aux antalgiques usuels. Les médicaments disponibles, notamment les antiépileptiques et les antidépresseurs, présentent une efficacité le plus souvent limitée et variable d'un patient à l'autre.
La neurostimulation utilise une ou plusieurs électrode(s) et un neurostimulateur : les électrodes délivrent l'influx électrique produit par le neurostimulateur. On peut l'envisager comme un pacemaker médullaire.
L'atteinte du système nerveux peut être périphérique (le long du trajet d'un ou plusieurs nerf(s)) ou centrale (atteinte de la moelle épinière ou du cerveau). La douleur peut toucher une zone limitée ou plus étendue. Typiquement, les sciatalgies (douleurs le long du trajet du nerf sciatique) sont des douleurs neuropathiques touchant le membre inférieur de façon étendue.
Les principales pathologies pouvant être traitées par stimulation médullaire sont les suivantes :
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Pathologie |
Description |
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Syndrome d'échec de la chirurgie rachidienne (Failed Back Surgery Syndrome) |
Douleurs persistantes ou récidivantes touchant le dos et les membres inférieurs, parfois après un intervalle libre de plusieurs années |
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Syndrome Douloureux Régional Complexe (algodystrophie) |
Douleurs complexes, souvent mixtes avec composante neuropathique, survenant après une opération, une fracture ou un traumatisme |
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Neuropathie diabétique |
Dégradation nerveuse due à la dysrégulation de la glycémie, se manifestant par des douleurs en « doigts de gants » au niveau des pieds et des mains. Les nerfs se détériorent et perdent leur capacité de transmission de l’influx électrique. |
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Neuropathie vasculaire |
Lésions nerveuses dûes à l’atteinte vasculaire, entraînant des douleurs neuropathiques intenses, invalidantes, classiquement localisées aux deux jambes |
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Lombalgies |
Douleurs au bas du dos, souvent multifactorielles, avec une composante neuropathique au premier plan, invalidante et résistant aux traitements non invasifs |
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Sciatalgies ou cruralgies chroniques |
Racines nerveuses abîmées après compression par une hernie discale, transmettant des informations douloureuses aberrantes |
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Névralgie pudendale |
Compression du nerf pudendal au niveau d'un canal du bassin, pouvant entraîner des douleurs pharmacorésistantes |
La neurostimulation présente une efficacité avérée pour des douleurs neuropathiques de longue durée (plus d'un an minimum), lorsque la prise en charge non invasive (médicamenteuse ou non-médicamenteuse) n'a pas été suffisante et que la douleur est d'une intensité handicapante.
Cependant, plusieurs éléments justifient de consulter un expert supplémentaire avant de s'engager dans ce parcours.
Les risques de complications
Ce traitement comporte des risques qu'il est important d'évaluer :
Complications infectieuses liées à l'implantation de matériel
Complications liées au matériel : casse ou migration d'une électrode ne stimulant plus la zone douloureuse
Complications neurologiques (plus rares): notamment une contusion médullaire
Ces risques sont réduits lorsque la pose est effectuée par une équipe entraînée.
Le choix du matériel
Il existe différents types d'électrodes et de neurostimulateurs. Ce choix doit être rigoureux et adapté à votre situation :
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Type d'électrode |
Couverture |
Anesthésie |
Abord chirurgical |
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Électrodes chirurgicales (larges) |
Les deux membres (douleurs bilatérales) |
Anesthésie générale possible |
Nécessaire |
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Électrodes percutanées (fines) |
Classiquement un seul membre |
Sans anesthésie générale (patient interrogé au bloc) |
Sans abord chirurgical |
En fonction du type de neurostimulateur, différents types de courant électrique peuvent être envoyés à la moelle épinière.
Des attentes réalistes
Le dispositif ne permet pas une disparition totale de toute douleur dans la plupart des cas. Rester investi dans sa prise en charge en algologie reste indispensable. Il peut être particulier d'avoir un dispositif implanté.
Est-on sûr de mon diagnostic ?
Quels sont les risques de complications de la chirurgie ?
Quelles sont les alternatives médicamenteuses encore potentiellement efficaces ?
Quel est le mécanisme de traitement ?
Comment se font les réglages, à quel moment, à quelle fréquence ?
Les douleurs sont-elles, à terme, curables ?
Existe-t-il un traitement interventionnel autre pouvant guérir ma maladie ?
Quelles sont les conduites à tenir en termes d'hygiène de vie ?
Quelles sont les autres précautions à prendre suivant ma pathologie ?
Et toutes les questions spécifiques que vous vous posez.
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La neurostimulation est réalisée par des anesthésistes ou par des neurochirurgiens.
Idéalement, le praticien pratiquant cette intervention est également formé à la prise en charge globale de la douleur (Diplôme d'Université Douleur et/ou Capacité Douleur) afin de s'assurer qu'il n'existe pas d'alternative thérapeutique évidente.
La neurostimulation s'adresse à des patients présentant des douleurs neuropathiques chroniques sévères. Ces douleurs peuvent prendre plusieurs formes :
Fourmillements et picotements
Sensations de brûlure
Engourdissements ou impressions de crampes
Faiblesses musculaires
Hypoesthésie : perte de sensibilité de la zone douloureuse
Allodynie : une stimulation non douloureuse (comme un simple frottement )est perçue comme douloureuse
📌 À retenir : La neurostimulation est envisagée lorsque les douleurs neuropathiques durent depuis plus d'un an, sont d'une intensité handicapante, et n'ont pas répondu de façon suffisante aux traitements non invasifs — médicamenteux et non médicamenteux.
Avant toute chirurgie, deux étapes préalables sont obligatoires :
Évaluation psychologique ou psychiatrique
Vous devez rencontrer un psychologue ou un psychiatre, qui s'assure que vous ne présentez pas de contre-indication à la pose d'une stimulation médullaire.
Imagerie rachidienne
La réalisation d'une IRM du rachis thoraco-lombaire permet de s'assurer que vous ne présentez pas de facteur local empêchant la réalisation du geste chirurgical.
La mise en place d'une stimulation médullaire nécessite deux opérations chirurgicales réalisées au bloc opératoire.
Première intervention : implantation de l'électrode test
Le chirurgien implante l'électrode (ou les électrodes) en regard de la partie postérieure de la moelle épinière, en charge de la transmission de la douleur. L'électrode est ensuite reliée à un neurostimulateur externe, appelé neurostimulateur test, posé sur la peau, non implanté dans le corps. Cette chirurgie se déroule sous anesthésie générale ou sous anesthésie locale.
Période test : une semaine décisive
Une période test d'une semaine suit la première intervention. Elle permet de s'assurer que le dispositif soulage vos douleurs dans votre vie habituelle.
📌 À retenir : Durant cette période test, il est important de rester aussi proche que possible de sa vie usuelle. Il faut distinguer les douleurs aiguës liées à la chirurgie de vos douleurs chroniques neuropathiques. Ce sont ces dernières que la neurostimulation doit soulager.
Seconde intervention : implantation définitive ou retrait
La seconde intervention a lieu après la période test :
Si la stimulation vous a soulagé : le chirurgien procède à l'implantation du neurostimulateur définitif sous la peau, le plus souvent au niveau de la fesse.
Si la stimulation ne vous a pas soulagé : le chirurgien retire l'électrode sans implanter le neurostimulateur.
Si vous êtes implanté d'un neurostimulateur définitif, vous disposez d'une télécommande qui vous permet d'interagir avec le neurostimulateur. Vous pouvez ainsi :
modifier l'intensité de la stimulation
changer le type de courant électrique délivré à la moelle épinière
Vous êtes ainsi acteur de votre thérapie.
Vous souhaitez mieux comprendre les pathologies pouvant mener à une neurostimulation ? Découvrez notre fiche sur la lombalgie chronique, la neuropathie diabétique, la névralgie pudendale et leurs traitements.
La douleur neuropathique peut parfois être liée à une hernie discale. Notre fiche dédiée vous explique en détail le diagnostic et les options thérapeutiques disponibles.
Avant toute décision chirurgicale, notre service de deuxième avis médical vous permet de soumettre votre dossier à un expert indépendant, depuis chez vous.
Vous vous interrogez sur le rôle du neurochirurgien dans la prise en charge de la douleur ? Consultez notre page spécialiste pour en savoir plus.

Neurochirurgien
CHU Marseille - Centre hospitalier de la Timone (AP-HM)


Témoignages
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Fred
Très bon accueil, très bonne écoute, les conseils donnés ont ouvert des possibilités de prise en charge intéressantes, merci beaucoup.
Denis

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