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icône de la maladie "Hépatite E"Hépatite E

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Fiche d'information

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Qu'est-ce que l’hépatite E ?

L’hépatite E est une maladie infectieuse virale se contractant principalement par ingestion de viande de porc peu cuite et à un moindre degré par des aliments contaminés par des animaux domestiques ou sauvages dans les pays européens. Il s’agit donc d’une zoonose transmise de l’animal à l’homme. Chaque année, il y a environ 20 millions d’infections par le virus de l’hépatite E dans le monde dont 3,3 millions sont symptomatiques. Elle entraîne une atteinte hépatique (du foie) et trois formes peuvent être retrouvées : aiguë (asymptomatique dans la majorité des cas), chronique (chez les immunodéprimés en général), et extra-hépatique. Plusieurs génotypes existent et l’homme est essentiellement infecté par les génotypes 1 à 4. Les génotypes 1 et 2 ne circulent que dans les pays émergents en voie de développement où la maladie est beaucoup plus développée (elle est contractée par ingestion d’eau contaminée ou par voie féco-orale.)

En France, l’épidémie est liée essentiellement au génotype 3 et un peu au génotype 4. Le génotype 4 est essentiellement retrouvé en Asie. Dans les zones endémiques, les sujets jeunes sont les plus touchés, avec une prévalence très forte chez les 15-40 ans.

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Quel est l'intérêt d'un deuxième avis pour l’hépatite E ?

Pourquoi demander un deuxième avis pour l’hépatite E ?

Les symptômes du virus de l’hépatite E ne sont pas spécifiques et ne permettent pas de le différencier des autres hépatites (de l’hépatite A par exemple). De plus, l’infection peut passer inaperçue et ne pas avoir de manifestations cliniques au départ, mais peut devenir chronique, ce qui aggrave fortement le pronostic. Un deuxième avis permet donc de diagnostiquer le plus tôt possible le virus de l’hépatite E et, le cas échéant, d’éviter qu’elle évolue sous une forme chronique. En outre, un deuxième avis a pour avantage d’instaurer le traitement le plus adapté et le plus précocement possible dans le cas où il s'avérerait nécessaire. Un deuxième avis apparaît alors comme primordial.

Quelles sont les questions les plus fréquemment posées ?

  • Comment savoir de quelle hépatite je suis atteint ?
  • Quelles sont les mesures de prévention à mettre en place pour éviter d’être infecté par le virus de l’hépatite E ?
  • Quels sont les risques de la forme chronique du virus de l’hépatite E ?
  • Quels sont les avantages et les risques de la ribavirine ?
  • La greffe de foie est-elle vraiment nécessaire dans mon cas ?
Mais aussi toutes les autres questions spécifiques que vous vous posez.
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Quel est le spécialiste de l’hépatite E ?

Le spécialiste à consulter pour un deuxième avis est le gastro-entérologue spécialisé en hépatologie (hépatologue).
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Quels sont les symptômes de l’hépatite E ?

Dans 65 à 95 % des cas, l’hépatite E est une infection asymptomatique. Cependant, après une période d’incubation de 6 à 8 semaines, elle peut devenir symptomatique et on retrouve alors des signes généraux d’hépatite aiguë tels que des douleurs abdominales, des nausées, des vomissements, une diarrhée, de la fièvre, de l’asthénie (fatigue), des démangeaisons, des douleurs articulaires puis un ictère (ou jaunisse). Une hépatomégalie modérée (augmentation du volume du foie) également peut être observée. On peut également retrouver des signes extra-hépatiques : signes rénaux, neurologiques (syndrome de Guillain-Barré), hématologiques (thrombocytopénie qui est une quantité anormalement basse du nombre de plaquettes) ou une pancréatite aiguë. En outre, l’hépatite E peut mener à une hépatite chronique avec risque de cirrhose (maladie caractérisée par un remplacement progressif des tissus sains du foie par des nodules et du tissu fibreux) notamment chez les personnes immunodéprimées (affaiblies par d’autres pathologies), en particulier chez des patients ayant eu une transplantation d’organe.

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Comment diagnostiquer l’hépatite E ?

Les symptômes de l’hépatite E sont aspécifiques et ne permettent pas de la différencier des autres hépatites, raison pour laquelle le diagnostic clinique ne suffit pas. Le diagnostic de l’hépatite E repose donc sur une sérologie avec la recherche d’anticorps spécifiques (IgM et IgG) du virus de l’hépatite E, ainsi que la détection du génome viral dans les selles ou le sang par RT PCR (amplification en chaîne avec transcription inverse.). Contrairement à l’hépatite A, la présence d’anticorps anti VHE IgM n’a pas une excellente spécificité pour prouver une contamination très récente. De ce fait, il est très utile de confirmer le diagnostic par la recherche de l’ARN VHE dans le sang très rapidement car il disparaît rapidement. L’ARN VHE persiste plus longtemps dans les selles et peut y être recherché dans les cas douteux. La présence d’anticorps anti VHE de type IgG indique un contact ancien avec le virus.

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Comment soigner l’hépatite E ?

En général, le virus évolue favorablement spontanément en 3 à 5 semaines et ne nécessite pas de traitement. Cependant, dans de rares cas, il peut engendrer une hépatite fulminante. L’hospitalisation est alors nécessaire et une transplantation hépatique peut être indiquée. Pour les hépatites chroniques, la diminution ou si c’est possible, la suppression constitue une première mesure. Dans certains cas, on peut administrer de la ribavirine dans le cas d’hépatites chroniques ou de manifestations extra-hépatiques sévères. Ce traitement permet souvent l’élimination du virus. Les médicaments hépatotoxiques sont déconseillés. Les antiémétiques sont déconseillées dans les hépatites sévères pour éviter le risque d’encéphalopathie. Cependant, la prévention reste le moyen le plus efficace, notamment en respectant des pratiques d’hygiène.
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Auteur de la fiche

Le Professeur Dominique Larrey est gastro-entérologue et hépatologue à l’Hôpital Saint Eloi du CHU de Montpellier. Il y a exercé en tant que Chef du Service d'Hépato-gastro-entérologie et Transplantation puis chef de département à partir de 2009.

 

Le Professeur Dominique Larrey est tout particulièrement spécialisé dans les hépatites. Il est ainsi coordinateur médical du réseau Hépatites Occitanie.

Il a par ailleurs été, entre autres, responsable du Pôle de Référence Hépatites du Languedoc-Roussillon de 1997 à 2017, Président de la Fédération nationale des Pôles et Réseaux Hépatites (FPRH) de 2010-2014.

 

Membre du conseil scientifique de la cohorte HEPATHER (ANRS) depuis 2012, le Professeur Dominique Larrey est également expert en hépato-toxicité médicamenteuse. Outre ses travaux de recherche, il a également publié dans de nombreuses revues médicales internationales sur ses domaines de compétences.

Mise à jour le 17/03/2021 - Revue par le Professeur Dominique Larrey

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Par Fanny Bernardon le 31/03/2021

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