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icône de la maladie "Cancer du côlon"Cancer du côlon

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Qu'est-ce que le cancer du côlon ?

Le côlon appartient à l’appareil digestif. D’environ 1,5 mètre de long, il est situé entre l’intestin grêle et le rectum, dans l’abdomen. Il a vocation à fabriquer les matières fécales, après transmission des déchets alimentaires sous forme de liquide par l’intestin grêle. Le côlon absorbe alors l’eau de ces déchets et solidifie progressivement les selles, qui sont réceptionnées par le rectum et ensuite évacuées par l’anus. 

Quatre parties composent le côlon :
  • le côlon droit ou côlon ascendant,
  • le côlon transverse,
  • le côlon gauche ou côlon descendant,
  • le côlon sigmoïde, dernière partie du côlon avant le rectum.

Chaque partie peut voir se développer un cancer. Pour plus de 80 % des cas, une tumeur bénigne (polype adénomateux) en est à l’origine et devient progressivement cancéreuse. Le cancer du côlon se développe à partir des cellules qui recouvrent la paroi interne du côlon, sur la muqueuse ou plus profondément en touchant les autres couches (sous-muqueuse, musculeuse, séreuse). Des cellules cancéreuses peuvent se détacher de la tumeur du côlon et coloniser d’autres parties du corps, où elles créent des métastases : dans les ganglions lymphatiques proches du côlon, dans le foie, les poumons ou le péritoine (enveloppe autour de l’intestin).

Le cancer du côlon est le troisième cancer le plus fréquent, il représente 50 % des cancers digestifs.
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Quel est l'intérêt d'un deuxième avis pour le cancer du côlon ?

Pourquoi demander un deuxième avis pour le cancer du côlon ?

Le deuxième avis est particulièrement pertinent dans le cadre d’un cancer du côlon car il s’agit d’un sujet qui a de fortes répercussions sur la vie quotidienne, notamment sur la fonction digestive. Dans ce contexte, un deuxième avis permet de prendre part aux choix thérapeutiques de manière plus éclairée. Les traitements sont multiples (chirurgie, radiothérapie, chimiothérapie) et il est important de définir leur ordre et le bon moment pour leur mise en œuvre. Ceci est particulièrement vrai lorsqu’une rechute intervient. De plus, pour certaines interventions importantes comme la colectomie totale, il est nécessaire de bien définir la stratégie thérapeutique en fonction de la vie de chacun, de son autonomie, de ses activités quotidiennes, et de comprendre les différentes possibilités de reconstruction et de substitution (colostomie).

Quelles sont les questions les plus fréquemment posées ?

  • Je dois subir une chirurgie, quelle est la bonne technique opératoire ?
  • Une opération assisté par robotique est-elle possible et sans risque ?
  • On me propose de m’opérer sur une journée et de rentrer à mon domicile le soir, quels sont les inconvénients et les avantages ?
  • Doit-on me proposer une chimiothérapie en amont de la chirurgie pour faciliter son retrait ?
  • Existe-t-il plusieurs médicaments de chimiothérapie ? Comment choisir ? Faut-il combiner ces médicaments ?
  • Quelles sont les règles alimentaires que je dois suivre ?
  • Je fais une rechute, quels traitements privilégier désormais ? A quel moment commencer le traitement ?
  • Quels sont les essais cliniques existants ? Suis-je éligible ?
 Mais aussi toutes les autres questions spécifiques que vous vous posez.
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Quels sont les spécialistes du cancer du côlon ?

Plusieurs spécialistes interviennent dans la prise en charge du cancer du côlon :
  • Oncologue ou cancérologue : médecin spécialiste du cancer et de ses traitements pour toute question sur les traitements, notamment les thérapies ciblées. S’assurer de sa spécialisation « cancer du côlon ».
  • Chirurgien digestif : spécialisé en « cancer du côlon » pour toute question sur les traitements et plus particulièrement la technique opératoire mais aussi sur les répercussions sur la fonction gastrique.
  • Oncologue radiothérapeute pour toute question sur la radiothérapie. S’assurer de sa spécialisation « cancer du côlon ».
  • Gastroentérologue, spécialiste « d’organe » au niveau de l’appareil digestif (œsophage, estomac, intestin grêle, côlon, rectum et anus, foie, pancréas, vésicule biliaire), qui dispose d’une « sur-spécialisation côlon » et qui a une connaissance de la stomathérapie.

Mais aussi pour la relecture de certains examens : un pathologiste ou un radiologue
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Quels sont les symptômes du cancer du côlon ?

Le cancer du côlon peut se manifester de façon variable, les principaux symptômes révélateurs de la maladie sont :
  • des troubles du transit comprenant notamment une alternance diarrhées/constipation ou toute modification inhabituelle du transit.
  • Des rectorragies (émission de sang par l’anus).
  • Des douleurs abdominales éventuellement associées à un ballonnement abdominal.
  • Une altération de l’état général : fatigue (asthénie), perte d’appétit (anorexie), amaigrissement.

En l’absence de prise en charge, le cancer du côlon peut se compliquer d’occlusion digestive (obstruction du côlon par la tumeur), s’infecter, créer une communication avec un organe de voisinage (fistule), ou encore être responsable d’une anémie secondaire ou saignement de la tumeur.
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Comment diagnostiquer le cancer du côlon ?

Le diagnostic du cancer du côlon se base tout d’abord sur un interrogatoire du médecin qui recherche notamment les symptômes et les facteurs de risque de la maladie. De nombreux syndromes familiaux ont été identifiés comme étant des facteurs de risque de cancer du côlon : syndrome de Lynch, polypose familiale… Par ailleurs les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (rectocolite hémorragique et maladie de Crohn) constituent également des facteurs de risque.
D’autres facteurs environnementaux (alimentions riche en protéines, obésité, alcool, tabac…) sont aussi impliqués dans le développement du cancer du côlon.

Les examens prescrits en première intention afin d’établir le diagnostic sont :
  • une coloscopie, permettant la visualisation de la lésion et la réalisation de biopsies multiples.
  • Un scanner thoraco-abdomino-pelvien.

D’autres examens de seconde intention peuvent également vous être demandés : bilan biologique sanguin, colo-scanner…
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Quels sont les traitements du cancer du côlon ?

Le choix du traitement dépend : 

  • de la localisation du cancer dans le côlon et de son extension loco-régional et à distance,
  • du type histologique de la tumeur (cellule à l’origine du développement du cancer),
  • des couches de cellules infiltrées et jusqu’où il a progressé (stade),
  • de l'agressivité de la tumeur, c’est-à-dire sa vitesse d’évolution (grade),
  • de l’état de santé général du patient, son âge, ses antécédents médicaux et chirurgicaux, les contre- indications à certains traitements,
  • des souhaits du patient. 

La chirurgie, qui consiste à retirer la tumeur, constitue le traitement principal du cancer du côlon quand il n’existe pas de métastase à distance. En fonction de l’emplacement et de l’étendue de la tumeur, une part plus ou moins importante du côlon est enlevée (colectomie partielle, c'est-à-dire suivant la localisation de la tumeur, soit droite, soit gauche). S’il est tout a fait possible de vivre normalement sans la totalité du côlon, son retrait total (colectomie totale) est rare. L’intervention peut se faire par laparotomie (ouverture du ventre) ou par cœlioscopie (opération « ventre fermé » avec utilisation de caméra) ou assistée par robot, beaucoup plus rarement. 

En fonction de la présence de métastases à proximité ou sur d’autres organes, la chirurgie peut permettre de les retirer en une ou plusieurs interventions. Si le(s) métastase(s) ne peuvent pas être retirée(s) chirurgicalement  du fait de leur nombre ou de leur inaccessibilité, des traitements médicaux sont proposés. 

 

En cas de métastase(s) ganglionnaire(s) retrouvés sur la pièce opératoire du cancer retiré par le chirurgien, une chimiothérapie adjuvante doit être proposée après la chirurgie. Dans ce cas, le risque de rechute (survenue de métastases et/ou plus rarement rechute locorégionale) existe et le bénéfice d’une chimiothérapie adjuvante est important car il permet d’augmenter le nombre de  patients guéris.

En cas de métastase(s) à distance, la chimiothérapie et les thérapies ciblées sont les traitements médicaux généraux qui opèrent sur l’ensemble du corps et atteignent les cellules cancéreuses où qu’elles soient. Alors que la chimiothérapie agit sur les mécanismes de la division cellulaire, les thérapies ciblées bloquent des mécanismes spécifiques des cellules cancéreuses. 

La chimiothérapie est souvent composée d’une association de médicaments dont le mécanisme d’action est différent, dans le but de multiplier les effets et de diminuer les résistances des cellules cancéreuses. 

Parmi les nouveaux médicaments utilisés au stade métastatique de la maladie (médicaments mis sur le marché depuis moins de 15 ans), sont arrivées les thérapeutiques moléculaires ciblées. On n’inclut pas dans les thérapies ciblées les immunothérapies qui sont rarement indiquées dans le cancer du côlon sauf si le cancer du côlon se développe dans le cadre d’un syndrome de Lynch et ou s’associe une anomalie de réparation de l’ADN et que la tumeur est Microsatellite instable (MSI).

 

Les « thérapies ciblées » sont de nouvelles familles de produits dirigés contre une cible moléculaire, qui visent à freiner ou à bloquer la croissance de la cellule cancéreuse. Ils se divisent en deux grandes classes, les anticorps monoclonaux, qui inhibent les récepteurs membranaires ou circulants et les petites molécules qui inhibent la signalisation intracellulaire. De plus en plus souvent, grâce aux progrès de la recherche, en particulier de la biologie moléculaire et de la génétique, on peut traiter plus efficacement en proposant un traitement personnalisé, adapté à chaque patient et à sa tumeur. Il est donc nécessaire, pour définir au mieux les traitements, d’avoir le compte rendu anatomo-pathologique et de biologie moléculaire d’un fragment de la tumeur obtenu par biopsie ou à partir de la tumeur retiré chirurgicalement.  La biologie moléculaire (avec résultats de la présence ou l’absence de mutation des gènes RAS et RAF) ainsi que l’immuno-histochimie (besoin de connaître la présence ou l’absence des protéines du système MMR) permettent  non seulement de découvrir de nouvelles cibles et de nouveaux médicaments mais aussi de sélectionner un traitement actif. 

Mise à jour le 09/06/2022 Revue par le Professeur Thierry André

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