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Névralgie pudendale

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Mise à jour le 18 juillet 2019- Revue par Professeur Bechir Jarraya

  • Définition névralgie pudendale

    La névralgie pudendale (également appelée syndrome du canal d’Alcock) est une pathologie très douloureuse causée par la compression du nerf pudendal. Situé dans la région du bassin, ce nerf chemine à travers le passage étroit qui va de la verge (pour les hommes) ou du clitoris (pour les femmes) jusqu’à l’anus. Son rôle n’est pas anodin puisqu’il commande les muscles du petit bassin et du sphincter. Deux endroits en particulier peuvent constituer le siège de la compression nerveuse: entre le ligament sacro-épineux et le ligament sacro-tubéral d’une part, ou dans le canal d’Alcock d’autre part. Les causes de la maladie ne sont pas clairement identifiées. Les douleurs (souvent intenses) qu’elle engendre peuvent arriver spontanément, tout comme elles peuvent être déclenchées par une activité physique, voire même par un choc affectif. La douleur s’intensifie en position assise, lorsque la compression du nerf devient plus forte, et disparaît en position allongée ou pendant la marche. La peau et les muqueuses deviennent plus sensibles. Selon les cas, il est parfois presque impossible au patient de s’asseoir. La pathologie touche environ 3% de la population. Elle se déclare généralement à l’âge adulte (entre 50 et 70 ans), mais peut également affecter les enfants. Les femmes sont majoritairement concernées. La maladie se manifeste sous plusieurs formes: elle peut être bénigne ou sévère, évoluer par poussées, s’aggraver brutalement ou au contraire rester stable. En plus de la douleur ressentie par le patient, la compression du nerf pudendal peut provoquer une contraction musculaire, à l’origine de troubles sexuels, urinaires ou fécaux.

  • Intérêt d'un deuxième avis

    Pourquoi demander un deuxième avis ?

    La névralgie pudendale est une pathologie qui, bien qu’elle ne mette pas en jeu le pronostic vital, altère considérablement la qualité de vie du patient. A la douleur intense que subit le patient, s’ajoute une série de conséquences annexes (la perte de la libido, les troubles urinaires, sexuels et autres, les symptômes dépressifs…) Par ailleurs, cette pathologie touche aux parties les plus intimes du corps. Il est parfois difficile d’en parler et de poser toutes les questions qui s’imposent. L’impact sur la vie quotidienne du patient est donc considérable. Il devient impossible pour certaines personnes de s’assoir, d’aller au travail ou simplement d'avoir une vie sociale. Toute la difficulté est d’établir le bon diagnostic, pour proposer au plus vite un traitement adapté. Dans ce contexte, un deuxième avis médical est tout à fait pertinent. Il permet d’une part de confirmer ou d’infirmer un diagnostic trop souvent tardif. D’autre part, il peut apporter au patient un supplément d’informations sur les différents traitements qui coexistent. Ainsi éclairé, le patient peut participer activement à la mise en place de la stratégie thérapeutique.

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    Quelles sont les questions les plus fréquemment posées?

    • Comment être certain qu’il s’agit d’une névralgie pudendale ? 
    • Comment atténuer la douleur ?
    • Comment va évoluer ma maladie ? Vais-je devoir subir ces douleurs toute ma vie ou bien la maladie peut disparaître ?
    • Quels sont les traitements proposés ?
    • Vais-je subir une opération chirurgicale ? En quoi consiste l’intervention ? Quels résultats puis-je espérer ?
    • Puis-je bénéficier de la neuromodulation ? Quels sont les résultats pour ce procédé ? Quelles sont les contraintes ?

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  • symptômes névralgie pudendale

    Les symptômes de la névralgie pudendale sont relativement identifiables. Les patients décrivent une sensation de brûlure intense, de pincements, ou de tiraillements dans la région périnéale. Ils ont le sentiment de recevoir une décharge électrique foudroyante. D’autres encore rapportent l’impression d’avoir un corps étranger dans le rectum ou le vagin. La douleur est plus forte le jour, et en position assise. La sensibilité de la peau ou des muqueuses étant exacerbées, le contact avec des vêtements est parfois gênant. Cette hypersensibilité peut entraîner des troubles urinaires, des douleurs après les selles, ou encore des troubles sexuels. Des signes de dépression peuvent également apparaître selon l’évolution de la maladie.

  • Diagnostic névralgie pudendale

    La localisation des symptômes peut entrainer une confusion avec des maladies urologiques ou gynécologiques. Cela explique que bien souvent, le diagnostic accuse un fort retard avant d’être posé. Le médecin commence par effectuer un diagnostic clinique qui repose sur une série de critères simples (les critères de Nantes): le patient doit ressentir une douleur dans la région du nerf pudendal. Cette douleur doit être aggravée en position assise, ne pas réveiller le patient la nuit, ne pas provoquer d’hypoesthésie (une diminution de la sensibilité au toucher). 

    Bien qu’il n’existe pas  d’examen qui permette d’établir formellement un diagnostic, certains tests sont toutefois proposés. C’est le cas notamment de l’examen électrophysiologique qui permet de comprendre certaines douleurs ( et qui nécessite une grande expertise), de l’echo-doppler du nerf pudendal, de l’échographie des zones voisine, ou encore du test infiltratif. Ce dernier procédé consiste à injecter un agent anesthésique dans la zone supposée de la compression. Si la douleur disparaît pendant le test, alors la présomption d’une névralgie pudendale est forte.

  • Traitement névralgie pudendale

    Le choix du traitement dépend 

    • De la cause de la maladie
    • De son caractère inflammatoire ou mécanique
    • Du trajet du nerf
    • De la zone supposée de la compression
    • De l’intensité de la douleur
    • De l’âge du patient
    • De ses antécédents médicaux et familiaux
    • De son état de santé général

    Les différents traitements

    Les traitements médicamenteux : les médicaments les plus souvent utilisés pour venir à bout des douleurs sont des médicaments antiépileptiques ou antidépresseurs, qui influent sur les cellules du système nerveux. Certains antalgiques peuvent aussi être proposés, mais avec une efficacité relative.

    Les infiltrations : des infiltrations peuvent être également envisagées pour soulager le patient. Le médecin injecte des anesthésiques locaux et des corticoïdes, sous contrôle scannographique ou échographique. Ces infiltrations ont toutefois un résultat limité dans le temps.

    La neuromodulation est une option qui offre un résultat souvent positif. Il s’agit d’implanter une électrode sur le nerf pudendal reliée à un petit boitier. Cette technique a pour but de diminuer l’excitabilité de certaines cellules nerveuses. 

    La chirurgie : dans les cas graves ou qui résistent aux traitement précédents, le médecin peut recourir à la chirurgie. L’intervention a pour but de redonner de la mobilité au nerf pudendal, en coupant le ligament sacro-tubéral et le ligament sacro-épineux, situés autour.

    La sonde à ballonnet : cette technique consiste à introduire, sous anesthésie générale, un ballonnet dans la zone du nerf. Le gonflement du ballonnet permet ensuite de libérer le nerf, afin qu'il retrouve son fonctionnement normal.

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