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icône de la maladie "Rupture de poulie chez le grimpeur"Rupture de poulie chez le grimpeur

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Fiche d'information

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Qu'est-ce qu'une rupture de poulie chez le grimpeur ?

Il n’y a pas de muscles dans les doigts : leur mouvement de flexion, c’est-à-dire de fermeture, est permis par l’appareil fléchisseur.

Celui-ci est composé, pour chaque doigt, de :

  • 3 os nommés phalanges, sauf le pouce qui n’en possède que 2.
  • 2 tendons appelés fléchisseur commun superficiel et fléchisseur commun profond, qui permettent l’extension des doigts. Un tendon est le prolongement d'un muscle qui s’accroche à l’os.
  • Gaines synoviales, qui entourent les tendons et dans lesquels ils coulissent. Ces gaines sont renforcées à certains endroits : on parle de poulies. Il s’agit de sortes de gouttières qui maintiennent le tendon proche de l’os.

En escalade, les poulies subissent une énorme pression, notamment lorsque les doigts sont en position arquée. Lorsqu’une poulie se rompt totalement, les tendons s’éloignent du squelette pour se déposer contre la peau. On parle d’effet « de corde d’arc ». Si la rupture est partielle, les tendons ne prennent pas la corde d’arc.

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Quel est l'intérêt d'un deuxième avis pour une rupture de poulie chez le grimpeur ?

Pourquoi demander un deuxième avis pour une rupture de poulie chez le grimpeur ?

Un deuxième avis est tout à fait pertinent dans le cadre d’une rupture de poulie chez le grimpeur. En effet, la pathologie est fréquente et trop souvent négligée. Un diagnostic et une prise en charge précoces sont essentiels pour éviter des séquelles comme des raideurs.

 

Un travail de pédagogie est important, afin que le grimpeur identifie comment prévenir de nouvelles lésions par l’échauffement, l’étirement et l’hydratation lors de sa pratique. Que le traitement soit médical ou chirurgical, l’observance du repos préconisé est essentielle pour obtenir la guérison. L’opération est généralement efficace, avec une récupération chez 9 patients sur 10. Cependant, comme pour toute intervention, des séquelles ne sont pas exclues : nouvelle rupture ou raideur à cause d’adhérences par exemple. Dans tous les cas, la coopération du patient est importante pour que le traitement soit efficient.

 

Un deuxième avis permet une meilleure adhésion du patient à la proposition thérapeutique qui lui est faite et à laquelle il pourra prendre une part active.


Quelles sont les questions les plus fréquemment posées une rupture de poulie chez le grimpeur ?

  • L’examen clinique suffit-il à poser un diagnostic ou bien est-ce nécessaire de réaliser un examen d’imagerie afin de le confirmer ?
  • S’agit-il d’une rupture partielle ou totale ? Combien de doigts sont touchés ?
  • Y a-t-il des lésions associées ?
  • Le port d’une bague est-il gênant au quotidien ? Puis-je l’enlever de temps en temps ?
  • On me propose une intervention. Quelles en sont les modalités ? Vais-je avoir mal ? En quoi va consister ma rééducation ? Quels sont les risques ?
  • Y a-t-il un risque de rupture du même tendon ou d’autres tendons lorsque je reprendrai l’escalade ? Comment prévenir ce risque ? Quels sont les gestes d’étirement et d’échauffement que je peux réaliser en amont de ma pratique pour me préparer au mieux ?

Mais aussi toutes les autres questions spécifiques que vous vous posez.

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Quels sont les spécialistes de la rupture de poulie chez le grimpeur ?

Un chirurgien spécialiste de la main. Il est spécialiste des pathologies de l’appareil musculo-squelettique (os, muscles, tendons, articulations et ligaments). Il doit être spécialiste de la main et des doigts.
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Quels sont les symptômes d'une rupture de poulie chez le grimpeur ?

Les symptômes d’une rupture de poulie chez le grimpeur sont :

  • Une douleur brutale et violente, accompagnée d’un bruit de claquement lors d’une séance d’escalade, principalement lors d’une traction, alors que les doigts sont en position arquée. La douleur persiste et s’amplifie au repos.
  • Un hématome au niveau de la zone touchée.
  • Une corde d’arc visible et/ou palpable.
  • Une perte d’amplitude du doigt.
  • Une perte de force du doigt.
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Comment diagnostiquer une rupture de poulie chez le grimpeur ?

Le diagnostic d'une rupture de poulie chez le grimpeur requiert :

  • Un examen clinique. Il vise à recenser les symptômes, à palper la face palmaire des doigts à la recherche d’une éventuelle corde d’arc et à identifier l’événement à l’origine de la rupture. L’examen clinique est généralement suffisant pour poser le diagnostic.
  • Une échographie, une IRM (Imagerie par Résonance Magnétique) ou un scanner (l’IRM est meilleure) du doigt de profil, en position arquée. Ils visent à mettre en évidence le décollement des tendons par rapport à l’os et l’atteinte de la poulie.

Les grimpeurs âgés de plus de 40 ans sont davantage à risque de présenter une rupture de poulie que les autres. La rupture partielle est plus fréquente que la rupture totale. Elle touche le plus souvent les troisièmes et quatrièmes doigts, en raison des techniques d’escalade.

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Comment soigner une rupture de poulie chez le grimpeur ?

Le traitement d'une rupture de poulie chez le grimpeur repose sur :

  • Une mise au repos complet du doigt pendant 45 jours, si la rupture est partielle. Le doigt est protégé par une orthèse circulaire et large en plastique appelée bague. L’escalade peut être reprise progressivement à l’issue de ce délai, en prenant des précautions d’échauffement, d’étirement et d’hydratation.
  • Une chirurgie, si la rupture est complète. Il s’agit de traiter l’effet de corde d’arc en reconstruisant la poulie. Un fragment de ligament de la main peut être prélevé à cet effet, ou bien un fragment de tendon à proximité de la lésion. L’intervention est réalisée sous anesthésie loco-régionale et en ambulatoire. Une immobilisation dans une orthèse pendant 45 jours, puis une rééducation de 3 mois avec un kinésithérapeute sont nécessaires. La reprise de l’escalade est autorisée au sortir de la rééducation, également de façon progressive et en prenant toutes les précautions possibles, notamment une bonne hydratation.

La prise en charge dépend :

  • De l’âge du patient
  • De son état de santé général
  • Du caractère partiel ou complet de la rupture
  • Du nombre et de la localisation des tendons atteints
  • De la sévérité des symptômes
  • La présence de lésions associées par exemple au niveau des nerfs ou des artères
  • De l’intensité de la pratique de l’escalade.

Mise à jour le 16/04/2021 - Revue par le Professeur Philippe Liverneaux

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